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Bien danser ne suffit pas. Parce qu’une fois le training, les auditions passés, et, peut-être, le contrat signé, tout reste à faire. Tout commence. C’est le plus gros du travail qui attend, celui des répétitions, en studio, sur scène, en équipe.  On se retrouve face à un chorégraphe, metteur en scène, on danse avec toute une équipe, et on compose avec tout ce monde là. Le talent c’est bien, mais savoir aussi travailler, c’est mieux .

Au fur et à mesure des expériences, je me suis rendue compte de quelques trucs qui m’aident à être plus efficace dans mon travail. Conseils basiques ou non, c’est parfois important de s’en rappeler. 10 choses auquelles je porte attention lorsque je suis en contrat pour être efficace et mieux travailler. C’est une liste non-exhaustive, bien sûr, mais peut-être qu’elle vous permettra de vous (re)mettre en conditions pour votre prochain contrat ! Vous me direz.

 

 

 

  1. Ecouter les consignes

Qu’est ce qu’on me demande de faire ? Quelle est la qualité de mouvement demandé ? Quelle est le rythme de la chorégraphie ? Les intentions ? Bien écouter, pour moi, c’est gagner du temps, pour être la plus efficace possible dans mon travail et dans mon mouvement. Oui ça parait bête mais c’est la première des choses à faire avant de danser.

  1. Gérer ses espaces.

Même si je ne suis pas directement impliquée, déjà en répétitions, comprendre ce qui se passe autour de moi, me permet d’avoir une vision globale de la chorégraphie et de mieux gérer mes parties dansées et les interactions possibles avec mes collègues. Une chorégraphie commune à apprendre, mais souvent, des déplacements différents pour chacun.

Qui est devant moi, où, quand, quel est mon chemin quels sont les chemins des autres ? Une fois sur scène, avec les lights, les décors, les costumes, connaitre tous ces paramètres est un vrai atout.

  1. s’adapter au changement.

On construit et apprend une chorégraphie et puis hop, deux jours/heures/ minutes, après : tout change…  Ca peut être perturbant, mais, ça arrive tout le temps. Alors, plus vite on s’adapte et plus vite on avance.  Donc plus vite on danse. Ca vaut donc le coup d’être flexible.

  1. Le travail personnel.

Pour être sûre que je connais ma chorégraphie et que celle ci est « dans mon corps », quand j’ai un moment, avant la répét ou autre,  je me repasse toute la chorégraphie apprise jusqu’alors : seule. Cela me permet de voir où est ce que j’ai des doutes, à quel moment je dois être attentive, quelle énergie je dois mettre dans tel pas, quel déplacement je dois faire… Plus mon travail personnel est fort, plus je me libère des contraintes, et plus vite je suis dans la danse.

  1. Quand je ne sais pas, je demande.

Le travail personnel est important : mais parfois un mouvement peut ne pas être clair, on oublie une étape, un chemin… Alors si je n’arrive pas à trouver les solutions par moi-même : je demande. Les répétitions sont faites pour ça. Je vous le dis , Il n’y a rien de grave à demander des précisions, au contraire. Je ne sais pas vous, mais perso, je préfère savoir ce que j’ai à faire en demandant, plutôt que de ne pas faire mon travail correctement.

 

  1. Se concentrer.

C’est la 5ème heure de répétition de la journée, forcément, l’attention se relâche, la fatigue se fait ressentir… On discute, commence à se faire des blagues drôles ou non, on rit nerveusement… Avoir un moment de relâche et libérer les tensions, évidemment que c’est normal.

Mais, si on se laisse trop se déconnecter, on va manquer une information. On va vouloir poser une question, cf 5, ou demander une précision sur tel ou tel partie de la chorégraphie, et on va avoir comme réponse : « la question a déjà eté posé il y a 5 mn… »

Qui ne l’a pas vécu ?

Ce n’est jamais très agréable de se prendre une petite remarque parce qu’on était pas concentré. Alors, arriver à se recentrer le plus vite possible, sur ce qui se passe et ce qui se dit, devient donc une vraie preuve de professionnalisme. Mieux travailler c’est aussi savoir garder un bon rhytme de travail pour la personne qui dirige la répétition, et ainsi, on gagne de temps, pour aller se faire des blagues à la sortie des répets.

 

  1. Etre positif.

Prendre les choses du bon côté, je pense que c’est important voir essentiel dans notre travail, surtout dans un groupe.

Ce n’est pas évident, je sais. Parfois c’est même un très gros effort. Mais dans notre métier, il suffit d’une personne avec une énergie négative pour plomber toute une répétition. Et je vous le dis, c’est beaucoup plus difficile après de travailler.  Alors, laisser le plus possible ses problèmes au vestiaire, et amener sa bonne humeur en studio devient pour moi un vrai truc pour notre travail. Encore plus important lorsqu’on est fatigués. La fatigue peut rendre impatient, mais si la bonne humeur est là, on prend les choses du bon coté et donc on travaille mieux.

  1. Travailler ensemble.

Le travail personnel est important, on a tous envie d’être de bons danseurs, et de devenir meilleur. Mais en contrat, travailler ensemble est aussi une des clés d’une chorégraphie réussie.  Danser avec les autres. C’est ce qui rend les chorégraphies belles. On dansera seul sur notre feed instagram après.

  1. Connecter la chorégraphie avec la musique.

Les comptes (le fameux 5, 6, 7, 8) sont parfois primordiaux pour que tout le monde comprenne le rythme de la chorégraphie et que tout le monde soit ensemble. Mais, cela peut rendre le travail très mécanique et on peut, si on ne s’attache qu’aux comptes, perdre l’énergie de la chorégraphie.  Vient donc forcément la musique. Je m’attache donc à repérer tous les accents musicaux qui pourraient m’aider à exécuter la chorégraphie.  Je m’attache à comprendre le lien entre la chorégraphie et la musique.  C’est un moyen qui me permet rapidement de ne plus réfléchir aux pas en eux même, mais d’être vraiment dans ma danse. Une fois que j’ai compris la musique, et quel lien elle a avec la chorégraphie, je n’ai plus qu’a laisser la musique me guider, et je suis donc dans le moment présent. Et donc, je danse. Et c’est fantastique.

 

  1. Prendre plaisir.

Dernier conseil et non des moindres : prendre plaisir ! Oui, ça peut être lourd de répéter 8h par jour, on est fatigués, il y a des changements tout le temps, on ne comprend pas forcement vers où le/la chorégraphe veut nous emmener, on a des doutes, on butte sur certains moments de la chorégraphie… On est en train de travailler et il est important de bien travailler. Mais notre métier c’est être danseur !  Et donc un truc génial : prendre plaisir à danser fait partie de notre métier. Ce plaisir de danser cela peut être d’apporter sa contribution à la chorégraphie, a un rôle, a une idée, une histoire, d’avancer dans ton travail d’interprètation, ta technique… Plus on prend plaisir, plus facile sera le travail. Alors pourquoi attendre la scène ?

 

Si vous aviez encore des doutes que danseuse était un métier…

 

Bisous Biche.

 

Hilda.

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