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Hello à tous ! J’espère que vous allez bien… Moi de mon côté, c’est la folie, je me remets à peine de l’ouverture du blog, je suis tellement heureuse que le projet soit enfin dévoilé!  Je tenais à vous dire un grand merci de votre accueil chaleureux (pour le blog et la vidéo de lancement filmée par le talentueux Julian Hyun !). Merci aussi à tous ceux qui m’ont envoyé un message/note vocal. Et enfin, merci énormément de votre soutien et de vos partages sur les réseaux sociaux ! Ça m’encourage énormément pour la suite de cette belle aventure !

Pour ce nouvel article, j’avais envie de vous faire découvrir une personne pour qui la date du 10 septembre fut aussi exceptionnel : j’ai nommé Adrien Ouaki. (Clique ici pour découvrir son univers.)

 

Adrien, je l’ai rencontré pour la première fois lors d’un workshop qu’il donnait pour « les Rendez vous parisiens ». J’ai tout de suite accroché à sa danse, bien sûr, mais aussi à sa façon d’être et de transmettre… Adrien, c’est celui qui, à un autre « rendez vous parisiens » ,  m’a parlé de l’audition pour le projet « Prince Igor » à Amsterdam avec Itzik Galili… Engagés tous les deux pour le projet, (j’y reviendrai plus en détails bientôt !), Adrien est devenu mon coloc là-bas (et il est aussi devenu mon ami).

Ces deux mois de travail et de partage d’appart, m’ont permis d’en découvrir encore plus sur son art. Danseur, chorégraphe et réalisateur, ce jeune homme est un concentré de talent. La preuve : sa dernière réalisation « WILD » fait partie de la sélection officielle de prestigieux festivals de court métrages comme « San Francisco Dance Film Festival », « Bucharest International Dance Film Festival » et « I.V Valencia International Meeting on Video Dance ».
Son court métrage « The Line » reçoit le Grand Prix, « Best International Short Film 2017 » lors du Bucharest International Dance Film Festival 2017 (le 10 septembre, cette date est fabuleuse !).

 J’ai donc profité de ce temps à Amsterdam (dans notre salon assis par terre, en train de se stretcher!!) pour lui poser quelques questions (9 exactement). Il m’a fait l’honneur d’y répondre et c’est donc ainsi que je lui remets le prix du  premier interview du blog Hilda ! (encore mieux que tous les prix du monde, évidemment!) A partager sans modération !

Interview réalisé en Février 2017

Photo: Frederic Apertures

  1. Adrien Ouaki, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour Charlotte ! Je suis Adrien Ouaki, je suis danseur professionnel et également jeune chorégraphe… Je réalise aussi des courts–métrages mêlant danse et histoires, et je vais également créer ma toute première pièce avec ma compagnie (nb : la première a été présentée en Juillet 2017, aux Estivales de la Danse à Tarbes, un duo accompagné de la talentueuse Aurore Mettray).

  1. C’est quoi la danse pour toi ?

D’abord, un moyen d’expression. La danse permet de dire, sentir, faire ressentir des choses…

« La danse, je la vois comme une partenaire de vie : Il faut en prendre soin et elle m’accompagne toujours. »

  1. Tes meilleurs souvenirs ?

Le premier qui me vient, c’est « The line ». (Vous savez, ce court métrage qu’Adrien a réalisé pour lequel il a été primé ? Oui j’insiste!). C’était vraiment un moment fort. J’ai beaucoup reçu de la part des gars pendant le tournage, et c’était un moment qui représentait pour moi l’aboutissement de quelque chose.

Autre moment fort : la dernière des « Amants de la Bastille ». C’était très émouvant d’arriver à cette dernière après avoir fait deux cent et quelques dates … J’étais blessé et très fatigué mais un vrai beau moment ! Je me rappelle avoir pleuré à la fin de cette dernière…

Il y à aussi ces moments, en studio, en workshop… Quand tu explores une partie de toi que tu ne connais pas forcément et qui te fait peut être un peu peur… Et que tu sens que tu te dépasses, que tu apprends… Je ne pourrais pas te dire quand exactement, mais ce genre de moments aussi sont des bons souvenirs.

Photo: Frederic Apertures

  1. Quels sont tes objectifs ?

En tant que danseur, trouver des projets dans lesquels je pourrais beaucoup apprendre, que je ne sois pas seulement un exécuteur de mouvements. Des projets qui pourraient me nourrir artistiquement. Travailler avec des gens intéressants, respectables et qui ont cette réelle envie de partager danser et évoluer…

Et en tant que chorégraphe, faire connaître mes projets ! J’aimerais que la diffusion de ma première pièce se passe très bien, grandir avec ça et pourquoi pas, avoir l’opportunité dans 4/5 ans de créer une pièce pour beaucoup de danseurs ou mettre en scène un spectacle avec beaucoup de personnes.

  1. Comment en es-tu venu à chorégraphier/ réaliser, et qu’est ce qui te plait lorsque tu as ce rôle de chorégraphe ?

La motivation de base c’est les histoires, les idées, les images que j’ai dans ma tête. Les mettre en scène, c’est un moyen d’extérioriser tout ce qui se passe à l’intérieur de moi…

Et je trouvais que la vidéo était un bon moyen pour commencer. Ce qui m’a attiré, c’est que c’était l’un des moyens les plus simples pour mettre des idées en scène et avoir un résultat très rapide.

« C’est d’abord  l’envie de faire sortir ces images de ma tête qui me donne envie de créer, plus que le mouvement en lui même. »

  1. Qu’est ce qui t’inspire, quel est ton processus de création ?

Cela peut être une scène de film, une photographie, une ambiance qui va m’inspirer le début de quelque chose… Et après à partir de ça, je commence à imaginer une suite : quelles histoires j’ai envie de mettre en lumière ?

Mais aussi, les gens avec qui je travaille. Dans mes vidéos, j’avais une idée de base, mais les gens impliqués dans le projet, les interprètes, m’ont beaucoup inspiré le noyau de ces vidéos.

Photo: Cristina Mameli

En fait, tout peut être une source d’inspiration : même là l’interview, ça pourrait être le début de quelque chose !

En ce qui concerne le processus de création, je vais chercher au plus profond de moi-même, même dans la zone la plus sombre.

Je fais en sorte de m’autoriser, de ne pas forcement être en phase de bonheur avec moi même, lors de mon processus de création, et sortir de ma zone de confort… Pour faire ressortir l’essence des idées.

« Je sais que, lorsque je crée, je recherche souvent la solitude ou je pars en voyage, c’est une phase où j’ai vraiment besoin de me retrouver face à moi même, pour m’autoriser la découverte de mes idées et les développer… »

Et au final je me rends compte que le projet qui nait est tellement loin de l’idée de base ! C’est une vraie construction et évolution.

  1. En tant que chorégraphe, qu’est ce que tu aimes voir ou qu’est ce qui t’inspire chez un/e danseur/e?

D’arriver à voir sa personnalité quand il danse. Et d’en oublier la danse. Il y a pour moi énormément d’excellents danseurs techniques, avec des superbes qualités de mouvements, des superbes lignes, bases etc…  Mais, ce qui me touche le plus chez un danseur, c’est de voir quelqu’un qui arrive à me raconter une histoire avec sa danse. Pas besoin forcément de faire des prouesses ou des acrobaties pour avoir quelque chose de fort. Parfois il suffit simplement d’un regard ou d’un moment entre lui/elle , la musique, l’espace…

 C’est comme en théâtre : on sent tout de suite si quelqu’un récite ou vit son texte. Quand je suis touché par un danseur, je pense que c’est un peu ces mêmes paramètres qui rentrent en jeu.

Adrien Ouaki

Photo: Samy Benyoucef

 

  1. Des consignes ou conseils qui te viennent à l’esprit pour rentrer dans cet état dont tu viens de nous parler?

Ne pas se juger…  Quand tu crées par exemple, c’est quelque chose qui forcément n’existe pas encore. C’est quelque chose qui va naître … Bien sûr, on s’influence beaucoup de choses qu’on voit, qui nous inspire… Mais quand on crée, si l’on se juge tout de suite, on se limite soi-même. On ne va pas réussir à approfondir son idée,  évoluer, découvrir ses nouvelles sensations … Et c’est dommage ! Alors d’abord : ne pas se juger.

Ensuite:  sortir de sa zone de confort.

Quand on est danseurs professionnels, on maitrise plein de choses. Mais de temps en temps, c’est bien d’aller voir plus loin que nos acquis, visiter des endroits dans sa tête ou dans son corps qu’on ne connaît pas forcément pour peut-être aboutir à quelque chose d’autre… Je pense que ça peut apporter à chacun, de la fragilité, de la sincérité et c’est intéressant de découvrir ça.

  1. Un petit truc à toi à partager aux danseurs qui liront cet article ?

Lorsque je suis en studio et que je me juge, j’essaie vraiment de voir ce jugement comme quelque chose qui me traverse… Comme une idée noire avec laquelle tu pourrais te réveiller le matin mais qui va s‘estomper au fur et à mesure de ton réveil…

 Après parfois, il suffit simplement d’accepter ce moment. Accepter que tu te juges là, maintenant : je l’accepte, et je fais en sorte de le comprendre… Trouver le pourquoi de ce jugement. Quel genre de jugement j’émets à ce moment-là ? Est ce que c’est parce que j’ai un regard trop intérieur/extérieur, est ce que c’est sur ma forme physique, la forme de mon mouvement, mon idée de base ? … Essayer de reconnaître ce que tu es en train de juger pour accepter, laisser passer et le dépasser.


 

 La petite surprise est là…  Un extrait de moment studio partagé avec Adrien.

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Pour en savoir plus sur Adrien Ouaki…

Sa page facebook

Sa chaîne viméo

J’ai eu énormément de plaisir à réaliser cet interview… C’est aussi pour çà que j’ai créé ce blog. Donner la parole aux personnes qui m’inspirent, échanger avec eux, pour les connaitre mieux et peut être se laisser inspirer, ou simplement découvrir leur univers…

 Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager ou à me laisser un commentaire… Je serai ravie de vous lire!

En attendant la prochaine histoire, je suis plutôt très active sur instagram  Venez me voir aussi par la-bas!

Bisous en mouvement.

Hilda.

 

 

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