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C’est quoi un mois dans la vie d’une danseuse freelance ? Comme la réponse est plutôt complexe, chaque mois, j’ai décidé de vous faire un petit résumé en quelques photos, de ce qui s’est passé dans ma vie de danseuse freelance. Un bref aperçu de ce que peut être mon quotidien… Les hauts, les bas, les changements de dernière minute…  Attachez vos ceintures, on commence maintenant.

 

  1. Partir a Toulouse en train de nuit pour faire ces dernières 3 heures d’intermittence !

504 au lieu de 507h. Nous sommes le 8 septembre et il me manque : TROIS P*TAINS D’HEURES pour renouveler mon intermittence*(cf fin de l’article) avant le 14 septembre.! Je suis bien remontée, surtout quand je sais que j’ai perdu 280h de travail à l’Opera National d’Amsterdam pour un problème de statut du contrat… Mais bon, ce n’est pas drôle si c’est trop simple bien sûr !

Moi, quand je me suis rendue compte qu’il me manquait 3h d’intermittence…

Last minute.

 Après avoir cherché et fouillé les recoins du web, c’est un de mes amis qui a réussi à me dégoter LA date figuration qu’il me manquait ! Mais le tournage est à Toulouse. Et c’est : demain. Donc, qu’est ce qu’elle a fait Hilda ? Elle est allée prendre le train de nuit le soir même !

Selfie du désespoir dans le train…

Pour une journée de travail à 105 euros brut. (Haha). Ceux qui suivent mes stories Instagram se rappellent  peut être de cette nuit de non sommeil, grâce à de merveilleux enfants agités et à l’inconfort du wagon non couchette dans lequel j’étais ? Mais sinon , la journée de tournage c’était vraiment bien hein…

Un bout du set à Toulouse…

  1. Le début de l’aventure Hilda !

Le lendemain du tournage, (Oui, le 10 septembre): c’est la date du lancement du blog… Une journée un peu stressante et en même temps fantastique. C’est la concrétisation de plusieurs mois de travail…

En même temps que je dévoile le blog Hilda, il y a aussi la révélation de ma toute première vraie vidéo de danse. C’est Julian Hyun qui a été mon partenaire sur le projet.

Behind the Scenes, Hilda+Hyun

 

Et quelle chance j’ai eu : en plus d’être un danseur talentueux, Julian est aussi doué en danse qu’en vidéo. Collaborer avec lui pour cette première vidéo etait fantastique ! Il a de suite compris dans quel univers je voulais ma vidéo, et avec son œil de danseur, a su me guider sur certains moments… Une expérience que j’espère renouveler très prochainement avec lui !

Le résultat de notre collab…

Pour en savoir plus sur Julian. Son instagram, la page Facebook de Global Movement.C prod

  1. La première audition de la saison à Lyon.

 

Et oui, j’ai beaucoup bougé ce mois-ci (Merci le forfait TGVmax de la sncf !) ! Pour ma première audition de la saison, me voici à Lyon, pour un futur projet de comédie musicale. L’audition se déroule sur deux jours (L’anecdote: sur le tournage de Toulouse, j’ai rencontré une fille super, Milena, qui habitait Lyon…  Et elle m’a hébergé durant l’audition! Le hasard a bien fait les choses!).

Le chorégraphe est Carl Portal.

Juste avant d’entrer en audition…

L’audition a été super : une bonne ambiance, un bon rythme de travail… Carl et son assistante Marjorie, savaient ce qu’ils cherchaient : Les indications étaient claires et les chorégraphies vraiment chouettes : il y a eu une sélection après chaque étape.

La première journée s’est passée en deux étapes :

  • Etape 1: chorégraphie plutôt jazz-cabaret
  • Etape 2 : c’était la chorégraphie moderne (que j’ai adoré !).

Let’s do this dance, girls

Le deuxième jour, toutes les personnes sélectionnés des plusieurs groupes, se sont retrouvés pour deux autres étapes:

  • Etape 1: l’improvisation.
  • Etape 2 : « composition » en duo

Puis Fin de l’audition.

Réponse par mail quelques semaines plus tard… Une bonnes nouvelle à vous annoncer bientôt ?

  1. Le workshop de Grégoire Malandain.

Je vous en avais parlé dans mon article « C’est la Rentrée », et c’était dans ma liste des cours à ne pas louper. J’y suis donc allée (seulement deux jours, puisque les autres jours j’étais à Lyon). Et comme j’ai bien fais !! C’était tellement top ! Grégoire, est déjà, un mec adorable, un super danseur (il est dans la compagnie de Ultima Vez) , mais en tant que pédagogue il déboite.

Son cours est intelligemment construit. Du sol, à l’improvisation, du travail dans l’espace à des traversées de sol technique, puis vient la chorégraphie… Franchement, danseurs et danseuses : la prochaine fois qu’il vient, n’hésitez pas une seconde, c’est sûr, vous allez adorer !

 

 

Pour en savoir plus, son Facebook et tumblr .

 

  1. Disparition de Didier Merle, mon ancien maitre de Ballet.

Didier. Un homme plein de douceur, et de bonne humeur. Un vrai amoureux de la danse. Tellement cultivé et généreux. J’aurai vraiment préféré ne pas écrire cela. Mais, sa disparition fut un réel choc (et c’est par la danse que j’ai accusé le coup).  C’était un homme bon. Dans notre univers de danseurs, nous sommes amenés à vivre des choses très intenses en peu de temps, ce qui créé des liens particuliers entre nous… La disparition de Didier nous a tellement tous bouleversé. Ma peine se lie encore auprès de toutes celles et ceux qui l’ont connu, mes anciens collègues du Ballet du Rhin, ses amis, sa famille, ses proches et son mari Michel. Mon cœur est auprès de vous.

6. Début d’un nouveau contrat. 

Ce mois-ci, je commence donc avec un nouveau contrat… Je suis vraiment contente parce que mes collègues sont aussi des amis et nous partons pour trois mois d’aventure ensemble… Où ça? La où les rêves deviennent réalité… Mais il faudra patienter le mois d’Hilda #02 pour les détails…

 

C’est ainsi que se termine ce premier “Mois d’Hilda”. Un mois donc riche en émotions…

Je profite de cet article pour tous vous remercier, car vous êtes de plus en plus nombreux à venir me rendre visite sur ce blog, et vos commentaires et partages me touchent énormément! Merci de votre soutien et votre bienveillance qui me pousse à continuer cette folle aventure d’Hilda!

It’s only Dance, Biche, but we f*cking love it.

Bisous.

Hilda.

Ma bedroom (oui, c’est le bazar).

*Résumé grossier de l’intermittence : En tant qu’« artiste chorégraphique », si je fais au minimum « 507h » de travail en 12 mois, j’ouvre des droits en tant qu’intermittente du spectacle. Une fois que j’ai atteins ce Graal, cela me permet de continuer à faire mon métier correctement et d’avoir une assurance de revenus lors des mois sans contrat… ça fonctionne un peu comme le chômage (mais en plus complexe) : on s’actualise tous les mois, et en fonction des jours travaillées, on touche ou non nos allocations journalières… Sans l’intermittence, clairement : je ne pourrais pas m’en sortir. Je reviendrais plus en détails sur ce que veut dire intermittence du spectacle, parce que je pense qu’il y a pas mal de points à éclaicir sur le sujet, mais au moins vous avez une première idée du concept…

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