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La nouvelle année approche, et vous n’êtes pas encore allé/e voir un seul show : obligations/ budget /temps/ flemme+ Netflix. ” Ok Hilda, voir de la danse en spectacle, oui. Mais à quelle danse on va se faire manger?” Il y a tellement de choix. J’ai bien une première solution #autopromo qui serait de participer au ulule de mon projet First last! Votre force peut nous emmener loin et surtout sur scène! La deadline pour participer? Jusqu’au 12 janvier…

En attendant, voici une deuxième solution : Une wishlist des spectacles en 2020 à voir. J’ai sélectionné des chorégraphes et/ou spectacles références, histoire de vous permettre de vous la péter en soirée avec vos nouvelles connaissances culture danse. Vous me direz si ça a marché <3

 

Janvier: les choix de coeur

Les choix de coeur car ce sont deux chorégraphes qui ont à leur manière joué un rôle important dans ma vie de danseuse. J’ai nommé Emmanuel Gat et Thierry Malandain. 

 1. Thierry Malandain.

Originaire de Biarritz, la danse, j’en suis tombée amoureuse là-bas. Pour la première référence en janvier, j’ai donc choisi de vous parler de Le Malandain Ballet Biarritz . C’est la première compagnie que j’ai approché, connu et dansé! Mon stage en entreprise de 3 ème? Dans leurs bureaux. Mes premières classes de danse “comme une pro”? Dans leurs studios.

Influencé par la danse classique, Thierry Malandain, chorégraphie des ensembles impressionnants. L’osmose des danseurs sur scène est un régal pour les yeux! Des pointes d’humour souvent, et une précision du mouvement au cordeau, tout le temps. Les danseurs de sa compagnie, en plus d’être artistes, sont de vrais athlètes. C’est beau et délicat. Pour commencer votre année 2020, ce sera parfait! 

Du 7 au 14 janvier en banlieue parisienne. Pour plus d’infos, cliquez ici. 

2. Emmanuel Gat

Chorégraphe contemporain, je dois à Emmanuel Gat mon émancipation professionnel. Oui rien que ça! C’était lors de ma première saison au Ballet du Rhin : il m’a donné sa confiance, et a déverrouillé mon mental en me distribuant dans sa création. Lorsque j’ai bossé avec lui, on partait d’improvisation, et de ré-interprétation des improvisations des autres danseurs.  Emmanuel composait et mettait en scène ensuite cette boîte à outils de mouvements. Les danseurs deviennent ainsi responsables de la chorégraphie. (Emmanuel Gat expliquant son process… en anglais)

Sur scène, j’avais trouvé ça génial à vivre, car on savait de qui tel et tel mouvement venait, pourquoi il était réalisé comme ci plutôt que comme ça, et je me sentais investie avec le groupe. Pas seulement en tant qu’individu.

 La danse avec lui devient logique, simple, efficace. Il m’impressionne par sa vision de l’espace. Une facilité déconcertante à construire des duos, trios ou ensemble qui se correspondent et s’assemblent comme un tétris !

Du 8 au 11 janvier, au théâtre National de Chaillot. Infos et résas ici

En Février: le ballet! 

 Le ballet classique, ce sont mes racines. Mon premier amour! Au mois de février, Le ballet de l’Opéra de Paris va danser “Giselle”. Même si pour l’instant le spectacle affiche déjà complet, on trouve toujours des places de dispo à l’Opéra en last minute. 

Giselle, c’est le must du ballet dit “romantique”. Pourquoi cette appellation? La version que j’ai, c’est qu’on l’appelle ainsi à cause de la forme des costumes que portent les danseuses.

 Pour vous pitcher le show.

Acte I.

Un mec qui s’appelle Albrecht flash sur une femme du village, Giselle. Ils se plaisent et se le montrent. Le village est assez joyeux, c’est les vendanges, la fête bat son plein. Albrecht, qui avait juré à Giselle fidélité, s’est fait passer pour un villageois… mais en fait, il est Duc! C’est Hilarion, un autre mec qui aime Giselle, qui le découvre! Jaloux comme un pou, Il va donc cafter à la Duchesse, qui n’est autre que la fiancé de Albrecht. Elle débarque au village. Giselle en apprenant la nouvelle, danse à en devenir folle, et elle meurt. BOOM fin du 1er Acte. 

Acte II

La forêt, le soir. Les deux mecs Hilarion et Albrecht, vont se recueillir, sur la tombe de Giselle. Mais ils vont être la proie de la reine des Willis, Myrtha. Les Willis, ce sont les jeunes femmes fiancés morte par amour qui reviennent la nuit pour se venger. Ils sont tous deux condamnés à danser eux-aussi jusqu’à la mort. Giselle, amoureuse de Albrecht, essaie de le sauver, mais les Willi sont têtues. C’est seulement grâce à l’aube qu’il arrivera à survire. 

Ok, encore une fois, c’est une histoire d’amour et c’est la femme qui meurt.

Mais j’aime bien les Willis. A danser, c’est assez subtil à interpréter (le premier ballet en tant que pro que j’ai dansé). Il faut être vaporeuse , elles sont immatérielles, les gestes sont précis, elles sont déterminées. C’est une armée de femmes, qui condamnent quand même à mort des mecs pour se venger!  Elles ne sont pas ces choses trop fragiles qu’on ne croit. Leur reine, Myrtha, doit être un rôle kiffant à faire! 

Bref, je pense vraiment que ce ballet vaut le détour et qu’il peut vous plaire. 

Du 31 janvier au 15 février à l’Opéra Garnier

Mois de mars

  1. On commence avec Damien Jalet.

Chorégraphe contemporain, il présente à Chaillot le spectacle Vessel. Je n’ai encore jamais vu un de ses spectacles, mais il est en train de secouer la danse comme il faut. J’ai eu la chance, il y a quelques années de participer à certains de ses workshops, et j’avais flashé sur sa manière de transmettre. Grâce à lui et à son fameux exercice “washing machine”, j’ai appris à danser au sol. Ce qui était pas gagné avec mon background de balleteuse.

Ses propres chorégraphies, ont l’air de toujours avoir un twist de scénographie assez dingue.

Il a notemment chorégraphié le remake de “Suspiria”, un film d’horreur, s’est occupé de la chorégraphie d’un court-métrage paru sur Netflix avec le chanteur de Radiohead et récemment…. Des chorégraphies pour la prochaine tournée de notre Madonna. Voilà!

Pour les références, Damien Jalet a été entre autre collaborateur, assistant, danseur de Sidi Larbi Cherkaoui, chorégraphe lui aussi, qui est un dieu vivant pour moi, mais on en reparlera dans la deuxième wishlist de l’année.

Damien Jalet est un des chorégraphes du moment. Son spectacle a été créé en collaboration avec un plasticien-sculpteur: ils ont bossé autour une matière première japonaise… Peut-être faut-il y aller avec l’esprit ouvert… Et ne pas s’attendre à un ballet! Mais je suis certaine que de belles surprises nous y attendent.

Du 6 au 13 mars , au théâtre National de Chaillot. 

2. Pina Bausch

Pina ou la prêtresse de la danse-théâtre.

Elle a littéralement changé la face de la danse contemporaine. Décédée il y a maintenant dix ans, la compagnie qu’elle a fondé “Tanztheater-Wupertal” tourne toujours. Ce sont ses anciens danseurs qui s’occupent de la transmission du “répertoire” (entendez tous les ballets qu’elle a créé”). Les danseurs étaient très impliqués dans son processus de création.

Le monde de la danse a toujours aujourd’hui un profond respect et admiration pour Pina. Un très beau film, réalisée par Wim Wenders “Pina”, lui rend un magnifique hommage. A l’époque de sa sortie, il était en 3D, assez fou comme sensation, mais il doit se trouver partout maintenant, je vous le conseille. 

La compagnie,elle, passe fin mars, à Paris. Découvrir en scène, c’est toujours une bonne idée! 

Tanztheater Wuppertal, du 24 au 29 mars au théâtre du Châtelet, (programmé par le théâtre de la Ville Hors les murs).

 

J’espère que cet article vous aura plu!

Je vous mets ça la aussi, on ne sait jamais, et vous souhaite une magnifique année 2020 <3

Pour tout savoir sur le projet et contribuer, On clique <3 

 

Bisous Biche

Hilda.