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Danser heureux: un pléonasme? Peu importe ce qui nous affaiblit, aujourd’hui, danser avec joie ne m’a jamais paru plus essentiel! Revenant du super workshop Gaga+ répertoire Batsheva organisé par Henny Juriens studio à Amsterdam,et donc regonflée à bloc de belles énergies, de danse, et de courbatures, j’ai décidé de faire une fiche récap’ pour entretenir notre feu intérieur et de danser heureux!  Pour que notre danse, et notre été, rayonne de plus bel <3

Le Pia Pia Pia dans ton corps.

Comme dirait une certaine Mia Frye. Si vous ne comprenez pas, c’est que vous êtes plus jeunes que moi, alors, je vous laisserai googliser cette phrase pendant que le fossé générationnel est en train de se creuser entre nous.

Photo: Damien Etcheverry

Effectivement, Lorsque tu bouges sur un son, et que tu es dans le flow, cette vibration spéciale lorsque l’instinct est connecté au rythme de la musique, du mouvement, au corps, à ton corps, celui de l’autre ou du groupe de personne/s avec qui on danse… Là où la danse prend tout son sens, c’est dans ce genre de connexion là.

Oui:  La danse rend heureux as f**k.

Pourtant, inévitablement, parfois, on oublie, cette JOIE de danser.

Ou en tout cas on s’en éloigne, même lorsqu’on en fait son métier et qu’on est passionnés.

Et si! 

La faute de ce casting, où le travail, n’est (encore) pas rémunéré mais “visibilité garanti” qui nous mine? La faute aux réseaux sociaux des autres qui veulent bien nous montrer que leur vie est vraiment archi-cool et qu’ils #loveleurjob ou #life, à se demander si nous on le hashtaguerait aussi comme çà, tiens, notre job ou Life en ce moment? Ou bien la faute à se un prendre trop au sérieux avec nos “je veux être meilleur”, “il faut que je bosse plus pour ci ou ça, “, “avec untel ou bidule”, les routines ou non routines, ou  nos habitudes du “travail” qui fatiguent cette joie? 

Ça peut être un mélange de tout ça. La question est: 

Comment se sortir de ce cercle unhealthy pour nos shakras ou bien, si les shakras ça ne vous parle pas,  comment continuer à danser (vivre) heureux? 

1. Mais en fait, comment je vais?

Irritable, fatigué/e, mécontent/e de tout ce qui se passe autour de vous?  Voici une première question, bête, mais efficace, à se poser.

Comment ça va?

Faites un point sur le moment présent dans votre vie: vous sentez-vous bien? Mal? Stressé/e? Dé-tendu/e? C’est un premier vrai step que d’être sincère envers-soi-même sur sa situation de maintenant. 

2.  Pourquoi? 

Après avoir fait un petit tour de votre état, la nouvelle question, aussi simple et compliquée à la fois: Pourquoi j’en suis Là?

Il n’y a que vous qui détenez l’info. Si vous avez réussi à être sincère pour la première question, vous allez arriver à trouver une réponse à cette deuxième question! 

De mon côté: j’essaie de prendre du recul sur moi-même. Imaginez que vous êtes dans une salle de cinéma et que sur l’écran,  c’est le film de ce qui s’est passé, ces derniers temps dans votre vie. Ce petit exercice de visualisation me permet d’être plus objective, et de comprendre sans trop d’affect pourquoi la joie est peut-être moins présente en ce moment.  

3. Des réponses courantes

Pour vous donner des pistes: Voici mon top 3 des raisons de mes moments “Why the f*ck am I a dancer?”:

1ère position: Le manque de sommeil. 

Ah oui, danser, répéter, faire des spectacles, recommencer… Blinder son planning, parce qu’on a envie de danser! Partager aussi des moments à l’extérieur du taf’ avec les collègues qui sont aussi nos amis! C’est super… Si on oublie pas de se reposer!

On peut vite être pris dans le feu de l’action.On ne le comprend pas forcément tout de suite, mais la fatigue c’est le premier truc qui joue sur le moral: moins tolérant, plus irritable, moins performant… On ne s’en rend pas forcément compte que c’est ça, mais… C’est une première sonnette d’alarme de notre corps et de notre tête qui dit: “Attention, là, tu joues avec le feu!”  

Une petite attention à notre repos, et les choses vont très vite mieux! 

2eme position: L’hygiène de vie

L’hygiène de vie en moyenne d’un/e danseur/se? Tout ce qu’il ne faut pas.

Soyons clairs: on est les pires de tous!

  • On ne mange pas bien: sauter des repas à cause du rythme en décalé,  les repas réduits pour perdre du “poids” à en oublier les apports caloriques essentiels au bon fonctionnement du corps, ou parce qu’on a entrainement après et qu’on a pas envie d’avoir notre repas sur l’estomac / les grosses fringales où on se jette assez couramment sur la malbouffe/ 
  • On ne ne boit pas assez d’eau: par flemme, oubli, pas pris l’habitude de s’hydrater…
  • Tu rajoutes à ça: les clopes, l’alcool, les boosters alimentaires ou non,  et c’est une farandole de potentiel problèmes qui arrivent. 

Quand ton corps commence à avoir des envies soudaines: c’est qu’il y a un souci. 

Observer son hygiène de vie, c’est se rendre compte que parfois, on se met nous-même des bâtons dans les roues. Je ne vous ferai pas la leçon la dessus, ne m’estimant pas être la meilleure la-dessus. Mais je m’améliore:

Bientôt deux ans que j’ai arrêté de fumer, et je n’en suis pas peu fière! Je pensais que c’était difficile, et en fait absolument pas! Ne jamais sous-estimer le petit pas. Grâce à cela, j’ai gagné en qualité de vie: le temps que je passais à fumer mes clopes ou à aller en acheter, je le passe  à profiter de mon temps libre en écrivant, lisant, être avec mes amis, sans avoir de la fumée plein les yeux et la tête. J’ai sauvé de l’argent ce qui m’a permis de réaliser par exemple ce site ou bien mon premier extrait de chorégraphie. Et évidemment: mon corps est en meilleure santé, et je suis devenue indépendante! 

Pour l’alimentation, et conseils healthy , je vous laisse plutôt découvrir le blog lilimadit, de la belle et rayonnante Aurélie. Danseuse également, elle m’inspire énormément à revoir mes habitudes alimentaires, et beautés. Je n’y suis pas encore, mais peut être qu’un cours particulier bientôt me serait bénéfique, Aurélie tu serais ok? <3 

3ème position: oublier de prendre soin de soi.

Nous, danseuses et danseurs, sommes très alerte sur notre image, apparence. Les réseaux sociaux le montrent: nous sommes très forts à ce jeu la!  Mais, l’image c’est bien: nous-même, c’est mieux.

A trop vouloir paraître, parfois, on survole l’essentiel: prendre soin de nous-même.

 Prendre soin de son corps, et le soigner comme il le faut, est déjà une belle première étape.  

Oui, je sais bien, que les plannings ne nous aident pas toujours à cela: parfois sous-entrainé, parfois sur-entrainé, le rythme du/de la danseur/se Freelance, est parfois difficile à gérer. Mais, notre corps, lui, c’est notre instrument. Si on n’y fait pas attention, il peut ne pas bien sonner ou pire… A trop forcer et à ne pas l’écouter: il peut casser.

Des petites visites de contrôle chez le kiné / Ostheopathe / Chiropracteur sont toujours de bonnes idées. Et pas obligé d’attendre que ça casse pour y aller!  Ce sont aussi les meilleurs pour nous indiquer des exercices pour tenir la forme en sous ou sur-entrainement . Prévenir vaut mieux que guerrir comme on dit.

Lire, prendre de vrais moments avec ses amis, écouter de la musique, voyager, aller au ciné, à une expo jouer aux fléchettes, ou ne rien faire… Notre santé mentale et physique passe aussi par les moments de break avec nos métiers/et ou notre quotidien!

Promis ça ne fera pas de vous de mauvais/e danseurs/ses !

 S’accorder du temps pour soi, c’est aussi vivre des expériences enrichissantes qui vous donnera de la matière émotionnel ou intellectuel à redonner sur scène… Alors vivez! 

On fait toujours du mieux qu’on peut.

Ca, c’est mon amie Aurore, une des femmes avec qui j’étais à Amsterdam, qui me l’a rappelé hier au détour d’une conversation. 

Passionnés, nous le sommes. Lorsque nous doutons pour x ou Y raison, la culpabilité de ne pas faire ci comme ci ou comme ça, ou moins bien que l’autre, ou pas comme on le voudrait, ne tarde pas à sonner. 

Aurore a raison: dans ces moments, se rappeler qu’on fait du mieux qu’on peut à l’instant T, c’est toujours la meilleure idée. 

Etant dans un job où le regard de l’autre fait partie du taf, faire du mieux qu’on peut c’est faire ce qui nous rend heureux, nous, et pas trop penser à l’autre justement. C’est aller vers nos limites: être frustré/e de cette limite qu’on arrive pas à franchir, qu’elle soit mentale ou physique d’ailleurs. Mais y aller quand même. Pourquoi? Parce qu’on le fait pour nous-même. Et pour personne d’autre. Alors la difficulté, le frustration de ne pas y arriver tout de suite, l’imconprehension, la colère parfois, contre nos limites font partie de notre évolution.  Le tout c’est d’être sur le chemin. Le résultat viendra tôt ou tard. Etre conscient qu’on fait du mieux qu’on peut maintenant, c’est s’autoriser les erreurs, si bénéfiques à notre progression! 

Révélation Gaga

La semaine dernière donc, j’ai fais un workshop de Gaga (inventé par Ohad Naharin pour mettre en conditions physique et mental ses danseurs), et répertoire de la Batsheva dance Company. (répertoire veut dire une pièce de danse représentant la compagnie/ le/la chorégraphe)

Pendant ces classes de Gaga, les trois premiers jours, ça n’a pas été facile. J’étais frustrée. Frustrée car tout le long du processus, je sentais que je pouvais aller plus loin mais que mon mental luttait. Je suis. allée parler à l’une des intervenantes de ce workshop pour lui poser des questions par rapport à cette frustration. 

Ce qu’elle m’a répondu? 

Accepter et observer de traverser ce genre d’émotions sans porter de jugement, sans acharnement, c’est déjà développer notre vocabulaire de sensations, et donc notre danse.. Nous sommes des êtres humains avec nos expériences perso, nos limites, nos différences de compréhension. Se laisser l’opportunité d’être nous-même entièrement même en dansant, c’est nous donner la capacité de nous enrichir et de nous connaitre pleinement. Point. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire.

Les clés:  faire, et observer où ça nous mène.C’est par ce chemin qu’on trouve le lâcher prise. 

Le temps est notre allié. 

Même Beyoncé ne s’est pas fait en un jour vous savez.

Apprendre et progresser: ça prend du temps. Alors, tant que vous vous offrez l’opportunité de créer vos expériences : c’est que vous êtes sur le chemin.  

photo: Damien Etcheverry

 Mais soyez sûrs d’une chose: peu importe le chemin que vous empruntez, celui-ci est celui que vous seul vous tracez. Il est unique. C’est vous qui vous créez: il est là le bonheur de notre métier. 

Bisous Biche

 

Hilda.