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Devenir chorégraphe, c’est aussi simple que de devenir danseur: ça prend des années. Il y a un an et demi, une idée a révolutionné ma vie et ambitions artistiques: créer une pièce dont je serai la chorégraphe. Rien que ça! Je ne sais pas pourquoi mais, ce nouvel angle de vue sur la danse, me plait terriblement! Un/e chorégraphe ne crée pas juste des steps: il partage son monde, et le fait danser aux autres. Partager son monde, c’est beau non? C’est tout sauf simple évidemment, et peut-être que vous êtes à dix mille lieux de vous douter de tout ce que ça implique. Alors, voilà. En plein dans cette nouvelle aventure, enfin au départ exactement,  j’ai décidé donc de vous en parler… Et de vous partager en gros résumé cette histoire folle.  Depuis l’idée il y a un an et demie, jusqu’à aujourd’hui… Les étapes, les réflexions, les échecs, réussites. Tout. Installez-vous confortablement, même si c’est un résumé, il y a un petit peu à lire tout de même. Mais vous serez récompensé à la fin. Promis.  🙂

Back to 2018: l’idée.

Février 2018, Lyon.

Je travaille avec Carl Portal, sur un projet de comédie musicale “Paris sur Scène”.. Carl, est un chorégraphe que j’estime énormément. De par son mouvement, bien sûr, que j’adore, mais aussi par son talent de transmettre sereinement ses idées à son équipe de danseurs, et la confiance qu’il porte à son équipe. C’est simple: t’as envie de tout lui donner tellement c’est chouette de travailler avec lui.

 

 

En sortant de répétition, je lis un article dans le “le Monde”, oui je suis une femme qui lit le Monde, en tout cas ce jour là.

 

L’article s’appelle: “s’aimer comme on se quitte”. C’est en fait une série d’articles qui consiste à laisser la parole à un une personne, racontant le premier jour de son histoire d’amour, et le dernier. Sans rien raconter de l’histoire entre. Laisser au lecteur le choix de sa propre version….

 

BOOM. Révélation. Je suis fan. J’en parle à tout le monde.

 

 

Dialogue avec moi-même

 

” Ça donnerait quoi, ça en danse?

 

– Ce serait ouuuuuuuuuuuuf! Tu te rends compte! Juste leur premier et dernier jour! Il pourrait se passer,  ça et çà et ça… Non attends, ça pourrait même être comme ci ou comme çà! Oh la la! c’est une idée incroyable!

 

– Et si je la chorégraphiais, cette idée?

 

– Genre vraiment? Une vraie pièce chorégraphique pour la scène, et tout?

 

-Oui. On ne rigole plus et on essaie vraiment.

 

-T’as besoin d’un partenaire du coup?

 

-Oui, c’est forcément au moins un duo.

 

– Vas-y fonce!

 

-J’ai déjà le titre je crois…

 

-Ah ouais? Vas-y c’est quoi!!

 

-Ca s’appellera First / Last. “

 

 

 

 Avril 2018. premiers essais

 

Autre contrat, cette fois-ci à l’Opéra de Paris. Dans l’équipe des danseurs, un ami à moi, Marc Behra, est motivé pour s’entrainer en plus des répétitions pour le contrat. Ça tombe bien, il y a de temps en temps des studios de disponible à l’opéra.

 

Je lui parle de mon idée, ça le motive. On fait des premiers tests. Improvisation, composition de la danse, choix des musiques…

 

 

Après un mois de studio par ci par là, on arrive à une dizaine de minutes de chorégraphie. La motivation pour nous: la scène partagée de SPLIT, créé par Lola Mino et Laura Arend, permettant à des jeunes chorégraphes de montrer leur travail à un public, dans un contexte spectacle.

 

Mai 2018. Premier “échec”, ce héros.

 

J’envoie ma candidature… La chorégraphie n’est pas retenue.

 

Je suis évidemment un peu déçue au début. Je ne vous le cache pas. Mais Lola et Laura me font des retours hyper constructifs: même si elles sentent que nous sommes de bons interprètes, elle trouvent que l’identité chorégraphique n’est pas assez marqué.

 

Elles ont raison. Au fur et à mesure du travail avec Marc, je me suis éloignée de mon sujet, l’ai perdu de vue. Je ne me suis pas fais assez confiance, je crois pendant la création. J’en parle avec Marc. Il est d’accord avec moi. Ça va être compliqué de continuer le duo ensemble, niveau planning et distance: il n’habite pas Paris.

 

C’est donc le moment de laisser poser l’idée et de réfléchir.

 

 

 

Eté 2018:  Repartir de zéro.

 

Après un petit moment de pause, je sens que l’idée me plait toujours autant, mais je veux qu’elle me ressemble entièrement.

 

Alors: je repars à zéro, de la base.

 

 

Pour m’inspirer et faire de cette idée la mienne, je lis beaucoup, me documente, regarde des films, observe aussi tout autour de moi, regarde aussi dans mes expériences personnelles…

 

Puis j’écris. Beaucoup.

 

Au début de l’été, je contacte Andréa Condorelli. C’était un de mes collègues sur “Paris sur scène” à Lyon (tiens, tiens!). Magnifique danseur, super partenaire, il travaille bien et il a une bonne vibe.

 

J’ai envie de lui proposer de me rejoindre sur ce projet. Il n’est pas du tout dispo durant l’été, mais on se donne rendez-vous à la rentrée pour parler du projet.

 

La pièce commence à prendre vie.

 

Au fur et à mesure, Je crois comprendre ce qui m’a tant touché dans ces articles dans le Monde: ce n’est pas juste de connaitre le premier et dernier jour d’une histoire racontée par une personne…

 

Ce qui me parle, c’est l’autre personne, qui a vécu cette histoire, elle aussi.

 

Comment c’était ce premier jour pour elle? Comment a t-elle vécu ce premier instant avec l’autre?

 

Et le dernier jour? A t-elle vécu ces instants au même moment que l’autre? Savait-elle que c’était le premier ou le dernier jour de leur histoire?

 

“Ça va trop vite entre nous” “Ce n’était pas le bon timing”, “On est complètement synchro (papillon dans le ventre)”… 

 

Vous voyez de quoi je parle?

 

 

 

Je crois que depuis toujours, la perception et la différence de rhytme qui existe parfois dans une histoire d’amour me fascine.

 

EUREKA! Philosophe Hilda

Je veux que ma pièce mette en lumière les premiers et derniers instants d’une histoire d’amour.

 

 D’abord de l’une, puis de l’autre personne. Pour construire la pièce, je me pose ces questions:

 

– Quels impacts les premiers instants de l’un, ont-ils sur les premiers instants de l’autre?

 

– Et les derniers?

 

– Le premier instant de l’un ne peut-il  être aussi le dernier instant de l’autre? Ou vice-versa? 

 

-Quels impacts ces instants vécues différemment ou simultanément ont-ils sur leur lien?  Leur histoire ?

Hashtag, philo. Oui mais, je ne veux pas que ce soit compliqué à aborder.

 

 Les choix de mes personnages, du décor dans lequel ils vont évoluer, la dramaturgie sans oublier… la chorégraphie, vont être cruciaux.

 

J’ai du pain sur la planche!

 

Rentrée 2018: Mes objectifs, mon partenaire!

 

Comme convenu, nous nous retrouvons donc avec Andréa.

 

Je lui parle du projet, qui a bien évolué, de mes ambitions et objectifs pour ce projet:

 

  • 10 minutes de créé en décembre + vidéo trailer
  • 10 à 20 mn de création en avril mai 2019, restitution vidéo des 20 minutes + une vidéo pro.
  • Eté 2019, premières scènes ouvertes/concours/ ou autre pour confrontation public.
  • Saison 2019/2020 résidences pour peaufiner la pièce et créer deux formats: un de 20mn, un de 40 mn. Demande de soutiens.
  • Saison 2020/2021: Programmation du spectacle! (On croise les doigts)

Je veux vraiment que cette pièce aille sur scène, alors je me fixe des objectifs que je pense réalisable. Je lui parle du sujet et de ce que je souhaite mettre en valeur. Il m’écoute attentivement.

 

Apparemment le projet lui plait: il est d’accord pour s’embarquer dans l’aventure avec moi!

Joie et bonheur.

 

Novembre 2018: les premières répétitions.

Nous nous retrouvons donc en studio. D’abord en session de recherche: il faut voir si on se correspond et si le travail ensemble nous plait.

 

A partir de mon sujet, je lui pose des questions autour de la pièce.

Nous travaillons au départ sur cinq gestes chacun, qui ont du sens pour nous. Mes “gestes” existent déjà depuis avril. Andrea me propose ses gestes, que je valide.

Maintenant, que nous avons nos gestes, je veux les décliner en deux versions: premier et dernier instant, en duo. Ce qui nous fait quatre moments en duo. Le premier et dernier instant de l’un, puis le premier et dernier instant de l’autre.

 

Décembre 2018: La première sortie de studio.

De seulement dix gestes, nous avons une dizaine de minutes entre nos mains.

 

Quatre moments, et l’impact pour chacun, décliné en petit solo. J’ai envie d’avoir une trace en vidéo de cette première étape de travail.

L’idée: envoyer cette vidéo à des festivals, scènes ouvertes ou concours, pour confronter la pièce à un public.

A ce moment là, je tourne pour le court-métrage de Cristina Mameli de passage Ephémère, une nouvelle réalisation dont vous n’êtes pas prêts que je vous raconte l’histoire je crois.

Etant en recherche active de cadreur pour cette vidéo, Pablo, du collectif Parad Films, et qui s’occupe du tournage de Cristina, me donne le contact d’un de ses membres: Raphaël Levacher.

Last minute

Ca va être sport. On ne va avoir que 2h pour tout filmer. Raphaël ne peut pas voir les répétitions en amont.

Le jour J,  au studio Nilanthi pour tourner, Cristina est là pour nous aider, et prendre quelques photos.

Avec son expérience dans les tournages danse, elle propose certains mouvements de caméra à Raph. Ça marche bien. On arrive à boucler tout en image!

Je suis heureuse du résultat. Franchement pour 2h de travail, on a été efficaces!

 

Travailler le propos

Comme j’ai envie de proposer une chorégraphie mais aussi une histoire, des personnages, dans un vrai décor… Je demande à mon ami Mathieu, auteur, acteur, tant au théâtre qu’au cinéma quelques conseils pour l’écriture. On a travaillé ensemble à quelques occasions pour des projets pro ou perso, et je crois que nous nous comprenons beaucoup artistiquement, même si nos langages sont différents. Lui le théâtre et le cinéma, moi la danse. Je sais que son oeil et ses conseils vont m’être utiles…

Pas de hasard dans la vie.

Au fil de la discussion, il me demande si j’ai une vidéo de mon projet. Ça tombe bien, je viens de la faire. Mathieu travaille aussi dans une école de théâtre “L’école Auvray-Nauroy”.

Devinez quoi?

Il se trouve que cette école est partenaire du théâtre de l’étoile du nord et organise le festival “on n’arrête pas le théâtre, qui a lieu du 29 juin au 13 juillet. Ils sont en  recherche de pièces à présenter en formes courtes à l’école pendant le festival… Il pense que peut être ma pièce pourrait correspondre.

 Happy new year 2019

2019, février: Mathieu me demande dossier + vidéo de ma pièce, pour le festival. C’est la première fois que je fais ça. Créer un dossier pour présenter mon projet, explication de la pièce, de l’équipe. Ça devient concret cette histoire! J’envoie.

 

2019, mars: c’est validé! Je vais pouvoir présenter la première partie de mon projet First/Last durant le festival! JOIE, JOIE.

Hâte de retrouver Andrea pour les répétitions.

2019, avril: Problème!!! Andrea n’est pas disponible pour les dates du festival qui sont le 1er et 8 juillet. MINCE, MINCE, MINCE! La première restitution du projet en public va se faire sans lui… J’aurai tellement aimé qu’on vive ça ensemble! Mais bon, c’est comme ça, les plannings ne se synchronisent pas cette fois-ci. Je dois trouver un danseur pour le remplacer.

 

Solution: Après un petit temps, je trouve! Ce sera Tidgy Château qui prendra le rôle d’Andrea. Une nouvelle étape dans le projet!

 

 

 

Ma team: la perle du plateau, Maxime Decouard.

Comme je vous le dis depuis le départ, j’ai vraiment envie que cette pièce ait un décor, une vraie scénographie, une histoire. Je veux emmener un vrai univers au spectateur! C’est très important pour moi.

Il y a quelques temps, mon ami Dimitri, m’a fait rencontrer son ami Maxime Decouard. Maxime, est artiste scénographe .Sa sensibilité me touche beaucoup. J’ai bien envie qu’il fasse partie de mon projet. Je suis persuadée qu’il va savoir créer l’écrin que je souhaite pour la pièce! On se rencontre donc, et je lui parle de la pièce. Comment je la vois, ce que j’imagine. Je lui montre le trailer… Nous discutons plusieurs heures et ill me donne ses retours. On prend la même direction. Il comprend ce dont j’ai envie: une scénographie poétique qui vient soutenir mon histoire et mes personnages.  Au fur et à mesure du travail ensemble, on trouve l’axe de travail!

Nos décisions rouvrent les champs de mon inspiration. L’histoire prend encore plus de sens! Je me sens chanceuse de l’avoir parmi mon équipe.

 

En Mai, fais ce qu’il te plait… surtout, des répétitions!

 

Retour en studio avec Andréa. C’est trop chouette de se retrouver après quelques mois! L’histoire de la pièce a encore évolué, évidemment. Nous avons encore une dizaine de minutes à créer, et a connecter avec les dix minutes que nous avons déjà.

Ces moments en studio sont géniaux.

En tant que chorégraphe, ma responsabilité c’est d’être la plus claire possible avec lui, sur l’idée, la chorégraphie, l’intention. Ma manière de transmettre Pour que lui, en tant que danseur puisse se concentrer sur la danse et à sa manière de l’interpréter.  J’estime beaucoup ce travail, et je suis donc assez exigeante envers moi-même. Toutes mes répétitions sont préparées en amont, et si les pas de danse ne sont pas créés (difficile dans un premier projet d’inventer des pas pour un duo toute seule), l’idée, le chemin, l’émotion et l’histoire sont là.

Travailler avec Andréa, c’est un bonheur.

Il est à l’écoute, n’hésite pas à proposer quand parfois il sent que je bloque dans un chemin,  comprend très vite ce dont j’ai envie, essaye toujours sans remettre en question la vision de mon propos.

Bref: c’est le rêve de tout chorégraphe de travailler avec des danseurs comme ça! Et en plus il est doué et gentil. Les répétitions vont donc super vite. Nous prenons sur notre temps libre pour tout cela. Je m’en suis dégagée moi, du temps de mon côté. Evidemment! C’est ma pièce et j’ai besoin de m’y consacrer totalement. Mais Andrea a d’autres projets à côté. Donc on doit être efficaces.

 

 Deuxième échec, ce héros, le retour. 

Comme on est plus à quelques mots de plus, laissez-moi vous compter cette anecdote.

Mai 2019, mon amie Sarah, qui vient de gagner un bête de prix au concours chorégraphe Sobanova, me donne un Tip sur une formation gratuite organisée à la Villette. On en est au même stade elle et moi, dans notre vie de chorégraphes, et là ça tombe bien: la formation porte sur comment rédiger un dossier de présentation de pièce. On y va.

De grandes impostures.

On se rend compte que la formation est plutôt axé pour la danse hip hop… Oups.  Venons en à mon échec. Cloe, organisatrice de cette formation, et accessoirement conseillère artistique et technique à la Villette, hashtag pointure, nous donne tellement de clés et est tellement bienveillante avec nous, c’est fou. Pour nous aider, elle fait un tour de table, et chacune, chacun lit à voix haute sa note d’intentions du projet. Viens mon tour. Je lis donc à voix haute ce que j’avais préparé…

Et là, patatra. 

Oui, on peut dire patatra. Je me foire. En entendant les retours des autres, je comprends que je suis super floue dans ce que je dis, ou en tout cas je ne parle pas du tout de l’essentiel. J’écoute attentivement.

La journée se finit. Je repense à tout ce qui s’est passé… Puis à ma pièce. Vient la nuit.

Impossible de dormir.

J’essaie de faire des liens, de comprendre, de chercher. Après quelques heures d’insomnies, et et 434 retournées de part et d’autre du lit, illumination! Je trouve le fil conducteur de tout ce que je souhaite entreprendre! Le lendemain, j’écris tout noir sur blanc.

L’échec, du départ, m’a en fait permis d’aller plus loin, et de préciser mes pensées, et mon histoire. L’échec, ce héros!

 

Challenge, mon amour.

Comme ce n’est pas assez difficile de chorégraphier pour la scène, j’ai eu une idée simple. Hashtag lol. Pour emmener l’histoire First / Last encore plus loin, j’ai envie que l’histoire de mes personnages se passent aussi au delà de la scène.

Traduction?

Mon projet n’est pas de raconter uniquement l’histoire de mes personnages sur scène… Mais également aussi à travers la vidéo, que je publierai sur les plateformes des réseaux sociaux que l’on connait tous.

Une oeuvre originale par sa forme

Depuis toujours, cela me tient vraiment à coeur d’ouvrir la danse au plus large public possible.

J’estime que la danse doit être vraiment à portée de tous. Même la danse contemporaine ou classique! D’où l’aventure Hilda, d’ailleurs.

 Au fur et à mesure, je me suis rendue compte que j’aime énormément la danse à la caméra.

La caméra apporte une autre vision du mouvement, des interprètes, dePlus j’avance et plus je me rends compte que j’aime ce que je fais ici.

Ecrire, parler, partager, créer filmer, la danse que j’aime, celle qui me ressemble.

En créant donc ma première pièce, il était donc évident pour moi de lier aussi cela à la construction de mon histoire. C’est ce qui fait celle que je suis, en tant qu’artiste, et c’est ce qu fait de First / Last la pièce créé par mes soins.

Le/La spectateur/trice aura donc le choix.

 Soit voir juste le spectacle, ou les vidéos… Mais dans ce cas là, l’histoire First / Last reste incomplète…

Soit il/elle décide de tout voir.

 

Et là ça me rend encore plus heureuse.

 

En fonction de l’ordre par lequel il ou elle verra First / Last, les vidéos, puis le spectacle, ou le spectacle puis les vidéos…  Il ou elle recevra la même histoire, mais de manière totalement différente. Une perception de la pièce différente, en fonction de ce qu’on voit en premier, ou en dernier?

Dis-moi, Google: First / Last , ça veut dire quoi déjà?  🙂

La team: Première vidéo.

En plus donc de ma team au “plateau”, comprenait la team de la scène, du spectacle, plateau étant le mot employé dans notre milieu pour parler de la scène, vous pourrez vous la péter en soirée comme ça, genre “ouais j’ai vu ce spectacle la dernière fois, les artistes au plateau étaient incroyables”, bim, effet garanti, ok j’arrête cette phrase avec dix mille virgules, juste là…

Il y a ma team vidéo.

Pour cette vidéo, comme elle fait partie intégrante de mon histoire chorégraphique: je suis la réalisatrice. Mais comme je danse aussi ici, et qu’on ne peut pas être partout tout le temps, il y a avec moi…

Cristina Mameli. Mon assistante réalisatrice.

L’histoire d’amour amicale entre nous a commencé avec “You are a memory” ,  un premier projet en collaboration que vous pouvez retrouvez en cliquant ici.

Cristina, sans H please, c’est , l’oeil de tigre en tournage, la Bruce Lee du planning, la personne qui sait comment parler à tout le monde, à n’importe quel moment, et comment diriger tout ce monde là dans la même direction. Rien que ça! J’ai beaucoup de chance de l’avoir et trop heureuse de partager cette aventure avec elle.

Lors de son dernier projet, dont vous n’êtes pas prêts encore de connaitre les coulisses, il y avait Pablo de Parad Film, qui m’a donné le contact de…

Raphaël Levacher, mon chef-opérateur pour ce projet.

La première rencontre, c’est fait sur les chapeaux de roue, vous savez la première vidéo en décembre? Mais Raphael est tellement attentif et motivé, qu’on a réussi à faire ce que je voulais en peu de temps. Toujours à l’écoute, il sait comment s’adapter, et il a une espèce de force tranquille qui me plait beaucoup. Je suis ravie de l’emmener encore plus loin via ce projet.

Il y aura aussi avec nous notre Make-up Artist, Linda de Berstein, qui vient spécialement de Lyon pour donner de son pinceau sur nos jolis minois.

Et bien sûr : Andréa. Mon partenaire First / Last. La confiance et le talent qu’il me confie me rendent encore plus heureuse d’avoir osé lui demander d ème rejoindre dans cette folle aventure!

 

First / Last, le commencement

Nous sommes donc aujourd’hui, le 6 juin 2019.

Après un an et quelques de rebondissements, des heures en studio, de dialogue, des journées entières, à ne penser qu’à ce projet, à tout recommencer, à réécrire l’histoire, réinventer la chorégraphie…

A l’heure où j’écris, les répétitions de la pièce et de la vidéo sont terminés avec Andréa. Vendredi 7 juin, sera notre premier filage en costumes, avec décor, une sorte de première répétition générale. Les costumes sont achetés. Le tournage de la première vidéo, intitulé “Prologue” se réalisera samedi et dimanche. 

Ceci marque seulement, le commencement du projet First / Last.

Puisque ensuite, Tidgy fera une prise de rôle, et nous danserons les vingt premières minutes de la pièce, au festival On n’arrête pas le théâtre, le 1er et 8 juillet.

Puis viendra le moment, d’envoi de dossier pour trouver une résidence… Afin de continuer et de developper First / Last.  

Amener à la vie cette folle aventure qui est née dans ma tête. 

Et ensuite?

Seul l’avenir nous le dira! Mais j’ai pour ambition de l’emmener sur scène! 

En attendant que “Prologue”, la première vidéo et point de départ de l’histoire First / Last, prenne vie, et pour vous féliciter d’être arrivés jusque là…

Le  trailer de la vidéo First / Last, en exclusivité pour les lectrices et lecteurs Hilda (je ne la partage sur les réseaux officiellement que la semaine prochaine).

Laissez moi un commentaire, avec les mots: Paul et Jeanne. Je comprendrais que vous avez tout lu… By the way, Paul et Jeanne sont le nom de mes personnages dans First / Last. <3

 Réalisée en décembre avec ma best team, vous la trouverez, à la fin de l’article.

 

Le festival, On n’arrête pas le théâtre!

Puis, si vous avez envie de venir voir ce que ça donne le 1er et 8 juillet pendant le festival…  

Nous serons six formes courtes à présenter notre travail, et franchement, ça va être deux superbes soirées. N’hésitez pas à me contacter, si vous avez envie, je peux vous avoir des détaxes (10 au lieu de 12 euros). Mais sachez que les places sont limitées: 80 personnes par jour. Basta punto. 

C’était un article HYYYYYYYYYYYPER long.

Mais, voilà, maintenant, vous savez pourquoi je n’ai pas de vie sociale depuis quelque temps, et pourquoi j’écris un peu moins sur Hilda aussi.

Je vous Bisous Biche fort et bon trailer! 

Yours truly,

Hilda.