Facebook Youtube Pinterest Instagram

Ok, je sais ce que vous allez me dire : « Oui alors Hilda, t’as commencé avec le mois d’Hilda, t’en as fais deux et puis, t’as arrêté, et là.. tu recommences à #12, pour parler d’une année Hilda… mais c’est n’importe quoi… Et puis d’abord après deux c’est trois… »
Si vous pensez çà c’est que vous me suivez depuis le début. Et déjà, comment vous dire merci de la manière la plus sincère qui soit ?

J’y ai donc réfléchi et je me suis dis, que faire la rétrospective de cette année Hildaesque, du côté inside, c’est à dire, du côté de ma vision personnelle propre, et figurée, mais propre parce que je me suis lavée. Suis-je sûre de l’assumer celle-là?

Vous raconter ce que ça me fait quand je vois que vous me lisez, me soutenez, et que je remarque deux ou trois petits trucs qui changent dans notre joyeux monde de la danse. Vous raconter comment tout est parti et comment tout finalement devient possible, quand on fait les choses ensemble. Laissons donc place au #12 l’année d’Hilda.

Sur mon canapé en train de douiller.

Voilà comment tout à commencé.  Nous sommes en 2016. Après m’être fait posé un filet chirurgicale au niveau de la ligne blanche, la ligne où se rejoint les abdos, parce que oui j’ai des abdos, où j’ai eu une petite hernie, j’avais donc très mal.

Saviez-vous qu’on se sert des abdos pour tout, comme tousser par exemple ? Moi, je le sais très bien maintenant. Bref. J’avais du temps… 4 semaines de convalescence, à rester sans danser. J’ai donc eu biiiiien le temps de réfléchir.  Flâner sur le net.

“Chouette je vais essayer de trouver des trucs rigolos sur la danse, comme, comment survivre 4 semaines sur son canapé sans tousser ni danser?” .

En ne trouvant rien qui corresponde à ce que je recherche, j’ai été donc obligé de revisionner toutes les saisons de Grey’s Anatomy, dis donc.

 

«C’est quand même con qu’on ne parle pas de la danse, vraiment ».

 

Voici le dialogue intérieur que cette phrase a créé en moi :

 

« Et si je le faisais moi ?

Ma peur – Non mais bien sûr, parce que vraiment t’as des trucs à dire ?

Moi – Ben , pourquoi je raconterai pas mes galères et succès de ma vie de danseuse, et comment on peut faire pour mieux vivre le métier ?

Mon estime de moi – Parce qu’on s’en fout de toi ?

Moi – non mais ce n’est pas moi l’intérêt du bazar peut être que çà pourrait intéresser des personnes de comprendre la réalité du métier, et de voir qu’on a quand même tous des points en commun et qu’on peut vivre les situations compliqués du bon coté. Raconter mon expérience pour commencer, mais partager celles des autres aussi ?

Mon sarcasme -Ok, ok, tinkie winkie, t’as l’air décidé. Mais tu ne crois vraiment pas qu’ils vont te juger les autres ?

Moi -Je n’en sais rien, mais tu ne crois pas qu’on devrait assumer et raconter le métier comme il est ? Parce que franchement, on est beaucoup à déprimer aux sorties d’auditions, en training, on a presque tous peur du jugement des autres alors qu’on est tous dans le même bateau… »

Mon scepticisme – Oui, c’est sûr que raconter tes histoires, çà va changer le monde.

Moi – Pas le monde, mais, faire du bien à quelques personnes au moins… A commencer par moi : peut être que ça me poussera encore plus à me dépasser. On peut essayer ?

Toutes mes émotions en cœur : Allez. Vas-y fais tes histoires. Au moins tu ne pourras pas dire qu’on ne t’aura pas prévenu. »

 

Photo: Victor Habchy

 

J’ai donc commencé à bucher.

 

On ne dirait peut être pas comme ça, mais ça m’a pris un an et demi, avant de savoir vraiment ce qu’allait devenir cette idée. Poser ce que je voulais raconter, décider de le faire sur internet, apprendre et comprendre comment fonctionne un site internet, choisir un nom de site, écrire de vrais articles… Se faire à l’idée qu’on fait un truc complètement nouveau pour soi. Flipper mais dépasser la peur de l’inconnu. Des heures de nuits blanches plus tard, respirer un grand coup et avouer son idée en révélant « Hilda » à tous.

Et puis des mots par milliers.

 

Ecrire régulièrement. Voir que finalement, il y a des vrais gens qui lisent ce que j’écris.

 

« Ma peur – ah, peut être que t’en as des trucs à dire finalement »

 

Le premier article, où cela m’a frappé, c’est « Danseuse, Danseurs fauché, cet article est fait pour toi : ou danser sans argent, c’est possible et intéressant » .

500 personnes ont lu l’article en deux jours. J’étais sidérée.

 

« Mon estime de moi – Ah oui, peut être que ton idée de partager est une bonne idée ».

Année Hilda5

Photo: Victor Habchy

 

 

Et est arrivé « mon corps, mon amour ».

 

Cette lettre que j’ai écris à mon corps, vous a, plutôt parlé. Très intime comme histoire, vous avez très vite commencé à partager vos mots, vos photos et vos corps sur les réseaux sociaux, par mail ou messages privés. #moncorpsestmonamour . Un retour de votre part qui m’a fait chaud chaud au cœur. Ce qui a donné naissance à un autre article , “mon corps, mon amour, vos histoires. “ D’ailleurs, je pense en faire une prochaine série, vous m’envoyez vos écrits?

 

« – mon sarcasme : ah ben t’as bien fais de pas perdre tes fesses finalement. »

 

De plus en plus nombreux aux rendez-vous, je vous avoue que votre soutien et vos visites m’ont prises par surprise, mais données énormément de force.

 

Me dépasser.

 

Chorégraphier, faire des vidéos, collaborer avec la marque Superbe, écrire pour l’Inconstant Magazine : autant vous dire que votre soutien m’a donné des ailes ! Les challenges se sont enchainés.

« Mon scepticisme : au pire, tu écriras comment t’as foiré ».

une année Hilda3

photo: Victor Hachy

 « Nous avons des prénoms »

 

Vivre une mauvaise audition ça nous est tous arrivé. Mais là, on était vraiment trop à ne pas apprécier comment cela s’était déroulé. Et puis, l’idée de la lettre est née. Ecrire Hilda et parler de la réalité du métier,  a permis à 25 personnes de me faire confiance.  J’ai donc commencé à écrire, puis sur cette base,  ensemble, nous nous sommes appliqués à la rédaction de la lettre. Ensemble, nous avons travaillé à corriger, préciser,  synthétiser notre voix, pour qu’elle porte à l’unisson. 

« NOUS AVONS DES PRÉNOMS ET NOUS MÉRITONS VOTRE CONSIDÉRATION. AINSI, VOUS MÉRITEREZ LA NÔTRE.»

Et quelle incroyable réaction !

2000 partages facebook plus tard, de 26 nous sommes passés à 160 prénoms, le syndicat des artistes a relayé notre lettre, ainsi que deux autres sites, et ce n’est pas fini…

Quand je vois que, par exemple, d’autres danseurs, comme ceux de Jan Fabre par exemple, ont eux- aussi écrit leur lettre pour exprimer leur voix, je me dis que oui, ensemble, vraiment, on est plus fort, et on se rend meilleurs.

 

Donc un an.

 

Alors, en ce premier anniversaire Hilda, je souhaite vous dire que, moi aussi j’avais peur. Moi aussi j’étais sceptique. Et que j’ai aussi été résigné. Mais pour le vivre maintenant, croire en sa petite idée, et la réaliser peu importe le temps que cela prend, c’est quand même le meilleur choix que l’on peut faire pour soi. Et puis, on se rend compte qu’on est pas seuls dans cette histoire, genre par exemple 13000 pour Hilda apparemment, émoticone surpris yeux écarquillés.

Et qu’autour il y a aussi des gens qui ont envie de partager, plus de 3000 par exemple, re émoticone surpris yeux écarquillés, d’avancer dans une énergie positive. Et c’est bien ce que cela m’a appris.

 

Hilda, c’est une idée un peu folle, mais passionnée.

Qui demande du travail de la rigueur, mais du lâcher prise aussi. Hilda demande du temps, de l’investissement, et du partage. Hilda, c’est aussi évoluer, se questionner, réfléchir, être déçue, trouver des réponses, remettre en question ces mêmes réponses, changer de chemin pour revenir au début. Approfondir et se laisser surprendre.

 

Et qu’est ce qui serait comme ça aussi ? Ah, oui, la danse. La danse qu’on vit, elle ressemble peut être bien à ça oui. En tout cas, je souhaite à ce qu’Hilda ressemble aussi aux danseuses et danseurs d’aujourd’hui. Des êtres humains qui aiment danser, avec leurs  doutes, défauts, problèmes,leurs erreurs mais aussi leurs forces, leurs sensibilités, leurs pluralités, et leurs ressources inépuisables de toujours se relever. Emoticone du bras fort.

Photo: Victor Habchy

MERCI

 

Evidemment que ce mot est peut être celui que je veux vous dire tout le temps. Merci pour ce soutien, votre visite régulière et votre énergie qui me pousse à aller toujours plus loin.

Bref. En fait, c’est un an, c’est un peu mon prétexte pour vous dire : je vous aime quoi.

 

« Je suis tellement contente, de partager cette histoire avec vous là ». Ca c’était ma voix canadienne, mais je la maitrise pas encore très bien. Promis, l’année prochaine, je l’aurai mieux. Emoticone clin d’oeil.

une année Hilda00

Photo: Victor Habchy

 

Bisous Bien Baveux les Biches.

 

Votre Hilda.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Footer